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1 - L'impact économique des collectivités locales.
2 - L'autonomie financière des collectivités locales (Cf.
la décentralisation).
1 - Impact économique des collectivités locales.
A - Les difficultés méthodologiques.
Ces difficultés sont liées à :
La diversité des sources d'information :
- Comptes des administrations publiques locales (A.P.U.L.) : Ce sont des
analyses faites par la Comptabilité Nationale diffusées
par la voie du Crédit local de France (C.L.F. : Notes de conjoncture)
;
- Compte administratif et budgets primitifs : Récapitule tous ce
que les collectivités locales prévoient de faire, les opérations
réalisées chaque année (qui sont fiables mais il
y a un décalage dans le temps).Ces informations sont récoltées
par la DGCL (ministère de l'Intérieur).
- Direction de la comptabilité publique (ministère de l'Economie
et des Finances) : centralise les comptes de gestion qui sont tenues par
le Comptable publique (le maire est l'ordonnateur). Les comptes de gestion
interviennent tardivement, mais plus rapidement que les comptes administratifs
qui sont une délibération politique.
- En matière fiscale, les statistiques : la conséquence,
c'est l'explication par le fait de deux supports différents car
ce n'est pas la même notion pour les collectivités locales.
Þ Eparpillement des sources, supports différents, il est
fréquent que les chiffres diffèrent.
Les difficultés d'analyse :
- Communication trop tardive,
- Chiffres ne permettent pas de connaître directement la portée
des regroupements institutionnels
- Chiffres ne permettent pas de prendre en compte les "satellites
" des collectivités locales, S.E.M., logiques de subvention
ou prise de subvention, tentative d'amélioration de l'information
par la mécanique de la "consolidation ".
B - L'importance économique des budgets locaux.
1 - Approche générale.
Les collectivités locales interviennent dans la vie économique,
en tant qu'employeur (Cf. Emplois-jeunes), en tant que consommateur (étude
des dépenses de gestion : mécanismes de la T.V.A., infrastructures,
),
en tant qu'investisseur (formation de capital au niveau national, rôle
majeur dans le bâtiment BTP), en tant qu'emprunteur (avec des incidences
sur les marchés financiers et vice et versa), en tant que préleveur
(avec l'impôts : elles contribuent aux prélèvement
obligatoires, à la pression fiscale).
2 - Détail sur la fiscalité.
a) Les dépenses :
- Comparaison avec le P.I.B. :
Les dépenses publiques locales représentent " 10 %
du P.I.B. pour un montant avoisinant les 800 milliards de francs. Il y
a eu une évolution avec la décentralisation : les dépenses
ont sensiblement augmenté, à partir de 1970.
- 1970 = 7,5 % du P.I.B. ;
- 1970-1975 : + 1,3 % (il n'y a pas de rapprochement possible avec la
décentralisation).
- 1978-1982,( 2e période d'augmentation) : + 0,8 %.
- 1990-1993,( 3e période d'augmentation) : + 1 %.
Au regard du dynamisme économique de la France, l'augmentation
des dépenses publiques locales est liée à des facteurs
extérieurs et non à la décentralisation.
- Comparaison avec les dépenses publiques :
1970- 1995 : + 24, 4 %, + 29, 7 %.
Quatre phases d'augmentation :
- 1970-1977 :
- 1977-1984 :¯
- 1984-1991 : (impact direct de la décentralisation)
- 1991-1998 :¯ (Augmentation corrélative du budget de l'Etat).
En 1995, les dépenses locales représentent 42 % des dépenses
des administrations centrales. On peut constater une évolution
distincte selon les collectivités locales, avec une participation
plus importante pour les départements et les régions.
b) Les recettes :
Elles sont multipliées par trois sur la période 1970-1995.
1970 : 6,6 % du PIB.
1995 : 10 %.
Hausse très forte entre 1970 et 1985 : + 2,9 % dans ce créneau.
Stabilisation en 1991.
Augmentation entre 1991-1995 : + 1 %.
- Comparaison avec l'ensemble des recettes publiques :
On constate également une augmentation : de 22 % de l'ensemble
en 1970 à 33 % en 1995. Manifestation de cette augmentation surtout
entre 1987-1993.
Explication : C'est la période consécutive à 1982
â importance des transferts budgétaires sous deux formes
:
- Subventions de l'Etat,
- Recettes fiscales ( taxes, cartes grises, vignettes automobiles,
).
Augmentation de la pression fiscale locale.
Avances sur les recettes fiscales au bénéfice des collectivités
locales.
Les collectivités locales ne prélèvent pas elles-mêmes
les impôts locaux. C'est l'Etat qui prélève et qui
fait des avances.
Augmentation : + 6,6 % entre 1995-1996.
+ 5,6 entre 1994-1995.
Recettes fiscales de l'Etat (net).
Augmentation : + 4,4 % entre 1995 et 1996.
+ 3,8 % entre 1994 et 1995.
Il y a une augmentation de part et d'autre, mais la pression fiscales
locale est plus forte.
Sur les 10 % actuels de recettes publiques locales par rapport au P.I.B.,
4,4 % sont constitués par les prélèvements fiscaux
; alors qu'ils n'étaient que de 3 % en 1992 et 2,1 en 1990.
Cette augmentation de la pression fiscale continue :
- 1996 : + 7 % ( pour les quarte grandes taxes).
- 1997 : + 4,5 %.
- 1998 : + 4,7 %.
Le processus a été amené à se stabiliser (cf.
sensibilisation des contribuables).
Sur ces recettes fiscales (448 milliards), 90 milliards viennent directement
de l'Etat contribuable : mécanisme des dégrèvements
et exonérations fiscales. Ex : politique des zones franches où
l'exonération est assumée par l'Etat, il reverse à
la collectivité locale la part correspondant à l'exonération
effectuée.
3 - Les dotations de l'Etat
Les dotations accordées par l'Etat aux collectivités locales.
- 204 milliards en 1992.
- 232 milliards en 1995.
- En 1996, il a été décidé d'encadrer cette
évolution dans le pacte de stabilisation financière : pour
les années 1996 à 1998 inclus, il y aurait un taux global
et maximal d'augmentation des principales dotations de l'Etat aux collectivités
locales, en référence à l'indice des prix.
13 dotations concernées dont une section de variable. Ce pacte
ne recouvre pas toutes les dotations de l'Etat. Les fonds de compensation
pour la T.V.A. n'appartiennent pas à ce pacte.
Þ L'Etat contribuable et subventionnaire local sont deux exemples
de la complexité financière de la fiscalité locale
: Enjeux fondamentaux de ces relations financières.
4 - Dernier mode de recette : les emprunts.
Baisse constante depuis 1982 = 35 % des investissements locaux contre
55 % en 1982. Marché très intéressant pour les établissements
de crédits (très fiable).
En baissant le recours à l'emprunt, les collectivités locales
baissent la part des frais financiers dans leur budget : meilleure perspective
& marge de manuvre.
Les collectivités locales continuent à emprunter davantage,
mais l'augmentation est moins importante que le montant de leurs remboursements
: elles se désendettent (facteurs de convergences, tels ceux de
Maastricht).
Trois facteurs contribuent au rétablissement et à l'amélioration
de l'équilibre financier des collectivités locales :
- Diminution de la dette (récent),
- Augmentation de la pression fiscale,
- Baisse des investissements.
2 - Une approche fonctionnelle des dépenses locales.
Il existe ainsi diverses dépenses :
- D'investissement
- De fonctionnement.
Cf. classification budgétaire.
- De gestion (1)
- D'intervention (2)
Cf. classification comptable.
1 - Rémunération du personnel et les consommations intermédiaires
(achats de matériel, entretien des bâtiments) : fonction
courante.
Les différentes dépenses de fonctionnement : Celles-ci
intègrent les frais financiers différentes de dépenses
de gestion = 53,4 % (433 milliards de francs).
Evolution constante. Cf. Augmentation massive des charges de rémunération
du personnel avec le développement de la fonction publique territoriale.
En 1998, il y a deux types de problèmes particuliers :
- progression de l'indice de rémunération de la fonction
publique (+ 1 %).
- Création des emplois-jeunes (plus d'un milliard de plus) et alourdissement
des mécanismes de retraites (gérées par les caisses
nationales de retraites).
En 1995, + 3,8 % charges de cotisations des collectivités locales
qui représente 1,5 % de la fiscalité locale.
2 - Les dépenses d'investissement : 313 milliards en 1995.
- Dépenses d'investissement relativement stable par rapport aux
dépenses d'intervention publique. Le poids est assez élevé
: 170 milliards en 1995 = 12,5 % de la formation brute de capital fixe
(ceux sont des acquis pouvant être utilisé pendant au moins
un an) : 81 % des investissements réalisés dans le secteur
public.
Diminution constante de l'effort d'équipement :
- 5,5 % en 1995, dont -11 % pour les grosses communes, et -1,1 % pour
les communes de moins de 10 000 habitants
- 10 % pour les régions ;
- 0,3 % pour les départements
Cette baisse est confirmée en 1996 et en 1997 avec une chute globale
de 7 %.
En 1998, le cycle s'inverse un peu avec une légère reprise
: + 2,2 %.
Domaine d'investissement les plus importants :
- Entretien du patrimoine existant,
- Transport en commun (160 milliards de francs en 2005),
- Politique d'environnement.
âEn matière d'environnement, il y a deux pôles :
- 125 milliards à dépenser pour l'assainissement et les
eaux fluviales d'ici 2005 : effet direct des directives communautaires
sur les eaux usées.
- Collecte des déchets ménagers : circulaire relative à
la mise en place de plans départementaux de gestion des déchets
ménagers. Equipements lourds : centres de tri et de compostages,
destruction et disparition des décharges,
- Dépenses de transfert :
Les charges de transfert correspondent à des dépenses d'intervention
des collectivités locales dans leurs domaines traditionnels d'activité
(aide sociale en particulier) ainsi qu'à des subventions de fonctionnement
attribuées à des entités de droit privé ou
public.
Elles sont par nature très diverses : la loi fixe un certain nombre
de dépenses obligatoires mais n'interdit pas d'intervenir dans
d'autres domaines. Les collectivités locales ont donc une certaine
liberté pour décider de leurs dépenses de fonctionnement.
Les collectivités publiques transfèrent à un autre
agent des moyens de dépenses : Ces dépenses recouvrent toutes
les dépenses sociales qui sont essentiellement à la charge
des conseils généraux.
En 1995 : 80 milliards qui représentent 1/10 de l'ensemble des
dépenses locales. Progression très importante depuis le
début des années 90, + 8 % par an.
Les dépenses d'insertion des bénéficiaires du R.M.I.
et dans les communes pour les actions complémentaires facultatives
: 10 milliards de francs.
1 - Protection de la capacité financière des collectivités
locales à assumer les missions qui leur sont confiées sont
un enjeu essentiel.
Sans marges de manuvre, les collectivités locales suppriment
les dépenses facultatives qui sont sans influence sur le dynamisme
économique (investissements) et sur les contributions à
la vie des acteurs privés (particuliers, associations, entreprises).
Il est fondamental que les collectivités locales disposent de moyens
financiers en nombre suffisant pour mener à bien leurs missions.
Ceci est un enjeu de la décentralisation : l'autonomie administrative
ne peut s'exercer que si les moyens financiers suivent.
2 - Des logiques différentes se dégagent :
- Préoccupations de développement local dans les relations
avec les différents acteurs locaux : confrontation sphère
publique / privée.
- Préoccupations de décentralisation : focalisation sur
les relations entre les collectivités locales.
Problématique des finances locales
: l'autonomie financière locale.
Pour qu'existent des finances locales, il faut qu'existent des
collectivités locales dotées d'autonomie. D'une autonomie
juridique tout d'abord et d'une autonomie financière ensuite. L'autonomie
juridique est assurée par la personnalité morale qui est
reconnue à ces collectivités. Elle fait d'elles des sujets
de droit distincts de l'Etat, dotées d'affaires qui leur sont propres,
gérées par des organes propres exprimant à cette
occasion une volonté juridiquement autonome, à laquelle
sont imputés les actes de la collectivité. Sur un plan financier,
cette personnalité morale leur permet d'être dotée
d'un budget propre, c'est-à-dire d'un budget distinct de celui
de l'Etat dans lequel figurent leurs propres recettes. Si cette autonomie
juridique n'existait pas, il n'y aurait pas de finances locales ; tout
au plus rencontrerait-on au sein de l'Etat des finances localisées
liées à la notion de déconcentration financière.
Mais si la reconnaissance de l'autonomie juridique est une condition
nécessaire à l'existence de finances locales, elle n'est
pas une condition suffisante. En effet, il faut en outre que les collectivités
locales soient dotées d'une certaine autonomie financière
sans laquelle l'autonomie juridique risquerait de n'être qu'une
coquille vide. Seule cette autonomie financière peut rendre effective
l'autonomie juridique. C'est cette idée qu'exprime le professeur
Lalumière lorsqu'il écrit : " Pour être pleinement
efficace, la décentralisation exige la reconnaissance d'une large
autonomie financière aux collectivités territoriales. L'attribution
de la personnalité juridique et des compétence qui en découlent
devient une pure fiction si des moyens financiers ne sont pas mis à
la libre disposition de ces collectivités " (P. Lalumière,
" Les finances publiques ", A. Colin, 1976, p. 153).
De même, B. Neel précise : " Il est évident
que l'autonomie financière est la condition sine qua non de la
décentralisation administrative " (B. Neel, "
La dotation globale de fonctionnement des collectivités locales
", AJDA 1988, p. 187). J.-P. Ferrand ajoute : " La
fonction de l'autonomie financière est de compléter et de
rendre effective l'autonomie administrative des collectivités locales
décentralisées ".
L'autonomie administrative consentie aux collectivités locales
par les lois de 1982 doit être effective. La collectivité
ne peut pas exercer la liberté décisionnelle qui lui a été
juridiquement reconnue si elle n'acquiert pas cette autonomie financière.
.
A - La charte européenne de l'autonomie nationale
Etablit le 15 octobre 1985 par le Conseil de l'Europe, cette charte
n'a aucune portée normative.
Art. 3 : Concept d'autonomie locale : " Par autonomie
locale, on entends le droit et la capacité effective pour les collectivités
locales de régler et de gérer dans le cadre de la loi, sous
leur propre responsabilité, et au profit de leur population, une
part importante des affaires publiques ". Distinction entre
le droit et la capacité effective.
Art. 9 : Les ressources financières des collectivités
locales.
Trois groupes d'éléments de définition de
l'autonomie financière :
1 - Approche globale.
Alinéa 1er : Les collectivités locales ont droit,
dans le cadre de la politique économique nationale, à des
ressources propres suffisants dont elles peuvent disposer librement dans
l'exercice de leurs compétences.
Alinéa 2 : Les ressources financières locales doivent
être proportionnées aux compétences prévues
par la constitution ou la loi.
2 - Approche qualitative.
Alinéa 4 : Les financières par lesquels reposent
les ressources dont disposent les collectivités doivent être
de nature suffisamment diversifiées et évolutives pour leur
permettre de suivre autant que possible dans la pratique l'évolution
réelle des coûts de l'exercice de leurs compétences.
Alinéa 3 : Une partie des ressources financières
des collectivités locales doit provenir des redevances et impôts
locaux dont elles ont le pouvoir de fixer le taux dans les limites de
la loi.
Alinéa 7 : Les subventions accordées aux collectivités
locales ne doivent pas être destinées aux financements de
projets spécifiques par l'octroi de subventions ne doit pas porter
atteinte à la politique des collectivités locales dans leur
propre domaine de compétence : politique de globalisation des subventions
dans les années 70.
Mécanisme de subventions par globalisation = liberté : pas
d'affectation des subventions et diversification des recettes.
Alinéa 8 : " Afin de financer leurs dépenses
d'investissements, les collectivités locales doivent avoir accès,
conformément à la loi, au marché national des capitaux
".
Financement des investissements par le recours à l'emprunt : emprunt
obligataire directement sur le marché ou par l'intermédiaire
d'établissements de crédit. On sort de la sphère
des financements publiques implique une confrontation avec la logique
libérale de la sphère privée, qui implique d'autres
contraintes : contrôle financier (exigence de solvabilité),
gestion des risques financiers.
3 - Mécanismes de redistribution financière entre les
collectivités locales.
Alinéa 5 : " La protection des collectivités
locales financièrement plus faibles appelle la mise en place de
procédures de péréquation financières ou des
mesures équivalentes destinées à corriger les effets
de la répartition inégale des sources potentielles de finances
ainsi que des charges qui leur incombent. De telles procédures
ou mesures ne doivent pas réduire la liberté d'option des
collectivités locales dans leur propre domaine de responsabilité
".
Alinéa 6 : " Les collectivités locales doivent
être consultées d'une manière appropriées par
les modalités d'attribution à celles-ci des ressources redistribuées
".
Réduire les disparités par des mesures de péréquations
financières : réduire les modes de finances des collectivités
locales les plus riches au bénéfices d'un . Exigence de
la charte : veiller à ne pas porter atteinte à l'autonomie
financière de la collectivité locale ponctionnée.
B - L'approche doctrinale.
3 séries de critères selon les finances locales
:
- Les collectivités locales doivent bénéficier de
ressources propres d'un montant suffisant pour faire face à leurs
dépenses (approche quantitative).
- Les collectivités locales doivent pouvoir déterminer librement
leurs recettes et leurs dépenses (approche qualitative).
- Les collectivités locales ne doivent être soumis qu'à
un contrôle a posteriori de leurs décisions financières.
Remarque :
Il n'y a aucune mention expresse à la démarche de péréquation
financière ; or, c'est un élément essentiel de la
définition de l'autonomie financière.
Débat entre l'égalité juridique et l'égalité
matérielle entre des collectivités locales dans des situations
différentes.
Autonomie juridique / matérielle
Apparition dans cette définition d'éléments relatifs
au contrôle qui font défaut dans la Charte européenne.
Ces éléments sont traités ailleurs dans la charte,
qui insistent sur le moment d'intervention mais sur la nature du contrôle
: contrôle de légalité (¹ contrôle d'opportunité).
Le contrôle doit effectivement intervenir a posteriori puisque
le contrôle a priori réduit toujours la marge de manuvre
de l'assemblée décisionnelle.
En matière financière, il importe parfois de prendre des
décisions rapides.
La nature du contrôle est importante.
Autonomie financière Þ contrôle de légalité.
Les conditions nécessaires à l'autonomie financière
locale : elle n'est acquise que lorsqu'il est reconnu aux collectivités
locales le droit de décider librement, sans contrôle a priori,
ni d'opportunité, des recettes et des dépenses nécessaires
à l'exécution de leurs compétences et que ce droit
peut être exécuter en toute indépendance.
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