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Les contrats de location de meublés sont librement rédigés.
Le bailleur ne peut cependant pas profiter de cette liberté pour
se décharger de toutes ses obligations ou pour limiter les droits
du locataire. En bref, le contrat doit rester à peu près
équilibré, et les clauses qui rompent manifestement cet
équilibre sont considérées comme abusives et non
écrites : on nen tient pas compte.
Exemples de clauses jugées abusives :
la clause prévoyant le versement dune indemnité
dun montant égal à trois mois de loyer en cas de départ
anticipé du preneur ou en cas de rupture du contrat du fait du
preneur ;
la clause prévoyant quun état des lieux contradictoire
et un inventaire sont établis à lentrée du
preneur, et quà défaut ceux dressés par le
bailleur sont réputés valables ;
la clause interdisant la présence danimaux domestiques
;
la clause imposant au locataire de supporter sans réduction
de loyer et sans indemnité les réparations incombant au
bailleur (Guigui c/CNL, CA Chambéry, 19 janvier 2000) .
De son côté, la Commission des clauses abusives a rendu
une recommandation dans laquelle elle demande la suppression de clauses
abusives parmi lesquelles celles-ci, fréquemment rencontrées
:
la clause imposant une durée irrévocable au contrat,
sans prévoir la possibilité dune résiliation
anticipée pour motif légitime ;
la clause autorisant le bailleur à prélever sur le
dépôt de garantie des indemnités quil a évaluées
discrétionnairement dans leur principe ou leur montant ;
la clause mettant à la charge exclusive du preneur les frais
liés à la conclusion du bail ;
la clause imposant le prélèvement automatique comme
unique moyen de paiement (Recommandation CCA n° 2000-01 (BOCCRF
du 22 juin 2000) .
Attention : La réglementation des clauses abusives ne concerne
que les locations conclues entre un professionnel et un non-professionnel.
Cest le cas du bailleur qui loue plusieurs logements, a décidé
la cour de Chambéry, reprenant la définition fiscale.
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